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Haut-Brion

Pessac-Léognan,Bordeaux , France

Haut-Brion
Haut-Brion

Domaines Clarence Dillon 135 Avenue Jean Jaurès

33608 Pessac

France

+33 (0)5 56 00 29 30

Château Haut-Brion, Premier Grand Cru Classé en 1855, Cru Classé de Graves

Connaître le château Haut-Brion, Premier Cru Classé en 1855 et Cru Classé de Graves, en appellation Pessac-Léognan

Haut-Brion, le tout premier « Cru » de l’histoire des vins de Bordeaux

Mondialement connu, Haut-Brion est le seul parmi les vins du Médoc à être classé Premier Grand Cru Classé en 1855 alors qu’il fait partie de la région des Graves, tout en étant aussi Cru Classé dans le classement des vins de Graves de 1953. Situé en plein cœur de la ville de Pessac, sur l’appellation Pessac-Léognan, le château Haut-Brion est bien l’ancêtre de tous les crus du bordelais. Du 16ème siècle avec la dynastie des de Pontac jusqu’au Prince Robert de Luxembourg, descendant de Clarence Dillon, en passant par la famille Dillon depuis 1935, le château n’a eu de cesse de servir un terroir exceptionnel de graves pour proposer des vins iconiques à la signature inimitable sur les plus grandes tables du monde entier.

 

Le tout premier « Cru » de l’histoire mondiale des vins.

Si c’est au 16ème siècle que le château Haut-Brion va se distinguer, la tradition viticole des lieux remonte bien avant cette période fastueuse du château. En effet, l’activité viticole d’Haut-Brion nous amène au 1er siècle après Jésus Christ. Ceci est attesté par une pièce romaine, retrouvée sur le vignoble, révélant le portrait d’un empereur romain, celui de l’empereur Claude. La vigne dans le bordelais et dans cette partie du vignoble, la région des Graves, battait déjà son plein du temps de la Burdigala (Bordeaux à l’époque gallo-romaine). La pièce en question a rejoint depuis plusieurs objets retrouvés et constituant des éléments d’antiquité remarquables visibles dans le petit musée de la propriété.

Haut-Brion est le premier « Cru » de l’histoire à être mentionné en tant que cru, c’est-à-dire, un domaine viticole produisant un vin sur le même lieu. Ce qui l’atteste sont deux manuscrits datant de 1521 et de 1526 où il est clairement précisé le terme de « cru » accolé au lieu « Aubrion. » C’est unique dans l’histoire des vins et des grands vins de Bordeaux.

Dès 1533, Jean de Pontac acquiert les droits de seigneurie de Haut-brion auprès d’un marchand Basque, jean Duhalde. Il entreprend quelque temps après, dès 1549, la construction du château actuel. Jean de Pontac et ses descendants, Arnaud II et Arnaud III de Pontac (c’est lui qui va consolider la réputation solide des vins d’Haut-Brion) vont mettre tout en œuvre pour produire et promouvoir un nouveau style de vin. Rappelons qu’Haut-Brion est le précurseur de tous les Grands Crus rouges actuels. Mais c’est sans aucun doute Arnaud III de Pontac (Président du Parlement de Bordeaux) qui va activement œuvrer dans la reconnaissance des vins d’Haut-Brion à Londres à l’égard des têtes couronnées. Avec lui, le vin d’Haut-Brion rencontre un franc succès en Angleterre sous le nom de « New french Claret » qui impose le style des grands vins rouges d’aujourd’hui bien que le « french claret » de l’époque fut différent des vins d’Haut-Brion que nous connaissons actuellement. Mais le succès est là. A telle enseigne que le vin se retrouve sur les plus grandes tables comme celle du roi Charles II d'Angleterre en 1660. Autre exemple frappant, Arnaud III de Pontac est le premier à vendre son vin dans des tavernes londoniennes. Il envoie son fils François-Auguste, accompagné d’un chef français (très avant-gardiste) en 1666 à Londres pour ouvrir une taverne très haut de gamme (pour l’époque) qu’il baptise « Pontack’s Head ». Cette taverne, sorte de club très fermé, très vite fréquenté par des intellectuels influents (dont le fameux philosophe empiriste, John Locke), des artistes, des aristocrates, des écrivains et des amateurs de vins trouvent dans cette taverne (aux allures d’épicerie fine et qui sert aussi de restaurant) leur bonheur autour d’un vin qu’ils payent 7 shillings la bouteille (contre 2 shillings pour les autres vins plus ordinaires). La réputation d’Haut-Brion caracole en tête et toute cette intelligentia se fait l’ambassadrice de ses vins.  

Tout le monde est estomaqué par la qualité et le style gustatif des vins. A tel point que plus tard, le célèbre philosophe John Locke viendra en France jusqu’à Haut-Brion pour visiter le 16 mai 1677 la propriété et essayer de comprendre en quoi le terroir d’Haut-Brion influence le goût du vin. Sur place, il s’exclamera « le vin de Pontac, tant estimé en Angleterre, est produit sur un monticule tourné vers l’Ouest, dans une région de sable blanc mélangé à un peu de graves, dont on pourrait penser que rien ne peut y pousser. » John Locke venait de comprendre qu’un sol pauvre et maigre, mêlé de graves (petits cailloux aux allures de pierres semi-précieuses originaires du quaternaire) était le secret d’Haut-Brion et des grands vins.

Une nouvelle dimension internationale grâce à Thomas Jefferson.

Au XVIIIe siècle, le Comte Joseph De Fumel (militaire de son état), descendant de la famille De Pontac, et qui hérite de son père, reprend le château. Ainsi peut-on dire qu’un nouvel âge d’or pour Haut-Brion est en marche, tout comme ce fut le cas sous la dynastie de ses descendants. Il va agrandir considérablement le vignoble en valorisant les célèbres croupes du vignoble (les zones les plus qualitatives déjà repérées par ses prédécesseurs) et va surtout faire édifier un parc à la française encore visible aujourd’hui. Or, une rencontre majeure et déterminante pour la destinée du cru, va sceller à jamais la relation d’Haut-Brion, déjà glorieux en Angleterre, avec les Etats-Unis. Il s’agit de Thomas Jefferson, principal rédacteur donc père du texte de la déclaration d’Indépendance des Etats-Unis, co-fondateur de la jeune nation américaine avec Georges Washington, John Adams, Benjamin Franklin et trois autres pères fondateurs. Homme de sciences, philosophe, agronome, c’est un touche-à-tout. Durant son mandat d’ambassadeur des Etats-Unis en France (à Paris), Jefferson profite de quelques jours pour venir dans le bordelais, alors de retour d’un périple des vignobles en Italie puis du Languedoc. Il s’arrête 4 jours à Bordeaux et ses environs. Ainsi, le 25 mai 1787,il rend visite à Joseph de Fumel pour essayer lui aussi de comprendre d’où vient la réputation de ce cru que son ami Benjamin Franklin lui avait tant vanté. En visitant le vignoble, il conclut « le sol de Haut-Brion, que j’ai tout particulièrement examiné, consiste en sable dans lequel il y a une quantité presque égale de graviers ronds ou de petites pierres ainsi qu’un peu de limon. » Thomas Jefferson, tout comme avant lui, John Locke, venait de comprendre l’importance de ce terroir dans le goût unique des vins d’Haut-Brion. Il s’empresse d’écrire, le lendemain, à son beau-frère Francis Eppes en lui recommandant de commander un lot d’Haut-Brion (Obrion) du millésime 1784, soit 6 douzaines de bouteilles. Et de poursuivre dans sa lettre : « Cela vous donnera le un exemple de ce qu’est le meilleur vin de Bordeaux, Obrion étant l’un des quatre reconnus comme étant les meilleurs. »  Il faut dire que durant son séjour de 4 jours, Jefferson avait visité Yquem, Carbonnieux, Latour, Lafite-Rothschild et Haut-Brion. Des crus qu’il avait même consignés dans un classement personnel, dans son journal intime et ses carnets de voyage, un classement déjà précurseur bien avant celui des Crus Classés de 1855.

Cette relation très particulière avec Haut-Brion, comme avec Yquem, fera qu’Haut-Brion sera exporté, grâce à Jefferson, aux Etats-Unis, jusqu’à la Maison Blanche (il en deviendra le 3ème Président). Ce lien entre le château Haut-Brion et le continent nord américain ne s’est jamais démenti depuis surtout quand on connaît l’implication future d’américains, la famille Dillon, au 20ème siècle, dans la destinée d’Haut-Brion.

Suite à la Révolution de 1789, Haut-Brion va passer entre plusieurs mains dont celles du fameux Talleyrand (Charles Maurice de Talleyrand-Périgord), alors Ministre des Relations Extérieures de Napoléon Bonaparte, futur Empereur Napoléon 1er, qui rachète en 1801 la propriété.

Il faudra attendre l’année 1855, alors que la propriété appartient à Joseph Eugène Larrieu, pour que le château Haut-Brion obtienne la consécration ultime : l’intégration en tant que Premier Cru Classé en 1855, rejoignant ainsi le cercle très fermé d’Yquem, Latour, Margaux et Lafite (Lafite-Rothschild). Chose inédite, alors qu’Haut-Brion se situe dans la région des Graves, c’est le seul château hors du Médoc à pouvoir prétendre à ce statut dans le classement impérial de 1855.

Haut-Brion et le 20ème siècle sous couleurs américaines.

Dans les années 20, et après que la propriété ait été difficilement sortie d’une période compliquée entre le phylloxéra à la fin du 19ème siècle et la fin de la première guerre mondiale à l’aube des années 20, le château Haut-Brion est propriété d’André Gibert qui le conservera une dizaine d’années avant de devoir s’en séparer. L’homme est dit-on à la recherche d’un repreneur charismatique pour ne pas laisser dépérir ce joyau et son terroir exceptionnel. C’est là, peu de temps après la crise de 1929, que le château va connaître un autre âge d’or sous la famille Dillon, des américains éperdument amoureux de la France et de ses vins. En 1935, alors que l’homme s’apprêtait initialement à racheter le château Cheval Blanc à Saint-Emilion mais empêché de s’y rendre en 1934 à cause d’une pluie battante, Clarence Dillon se rend à Haut-Brion. L’affaire est réglée en peu de temps. Haut-Brion devient le 13 mai 1935 propriété américaine pour le demeurer encore très longtemps. Clarence Dillon est un riche banquier New-Yorkais. Haut-Brion est son jardin secret. Le prestigieux cru va bénéficier de la puissance financière de son propriétaire, comme de la passion inébranlable qu’il va lui vouer. Avec son neveu Seymour Weller, les deux hommes vont mettre tout en œuvre pour moderniser le domaine, notamment en installant l’électricité, en aménageant le terrain et en rénovant les chais.

En 1953, son fils, Douglas Dillon (ambassadeur des Etats-Unis en France) et qui deviendra Secrétaire au Trésor sous l’administration de J.F. Kennedy, prend la suite de la gestion du domaine aux côtés de Seymour Weller.

Puis sa fille Joan Dillon, petite-fille de Clarence Dillon, et qui a passé la majeure partie de sa vie en France va succéder en 1975 (alors qu’elle est princesse du Luxembourg) à son cousin Seymour Weller. En 1978, devenue veuve du prince Charles de Luxembourg, elle épouse Philippe de Noailles, duc de Mouchy. De 1979 jusqu'à sa retraite en 2002, le duc est administrateur délégué du Domaine Clarence Dillon, travaillant main dans la main avec son épouse en lui apportant une aide précieuse dans la gestion des opérations de l'entreprise. A cette époque, la duchesse de Mouchy, Joan Dillon, va entièrement rénover l’intérieur du château – passionnée de décoration - tout en s’occupant aussi des extérieurs en créant le parc tout autour du château. C’est aussi sous sa gestion que la famille va investir en 1983 dans le somptueux château La Mission Haut-Brion, autre Cru Classé de Graves, situé en face des parcelles d’Haut-Brion. Côté innovation, elle initiera avec son époux, en 1991, la refonte du cuvier avant-gardiste avec des cuves tronconiques. N’oublions pas qu’Haut-Brion fut déjà le premier à instaurer des cuves inox en 1961 – quand bien des crus étaient encore équipés de cuves béton ou de cuves bois - sur les recommandations du célèbre œnologue, Emile Peynaud. Haut-Brion avait en quelque sorte déjà un pied dans le futur, celui du 21ème siècle.

Une nouvelle ère va inscrire définitivement Haut-Brion dans le 21ème siècle. Soixante-dix ans après que son arrière-grand-père, Clarence Dillon, ait acquis Haut-Brion, son arrière-petit-fils, le Prince Robert de Luxembourg (fils de la duchesse de Mouchy, Joan Dillon) rejoint les affaires familiales après avoir eu une expérience de scénariste à Hollywood, passionné de cinéma et d’audiovisuel. En effet, dès Juin 1997, le Prince Robert de Luxembourg devient membre de l’équipe de direction de l’entreprise puis sera nommé Directeur Général en 2002 avant de prendre finalement la Présidence des Domaine Clarence Dillon en 2008, remplaçant la Duchesse de Mouchy, préférant lui transmettre les rênes de l’entreprise.

C’est à cette époque que la famille ouvre un chapitre supplémentaire donnant encore plus d’envergure à la société en créant une société de négoce de la Place de Bordeaux : Clarence Dillon Wines. En 2005, cette société de négoce est créatrice et distributeur exclusif de la première marque super-premium à Bordeaux avec Clarendelle. Cette gamme de vins (en blanc sec, moelleux, rouge et rosé), très inspirée de l’exigence et du savoir-faire insufflée par des siècles du style des vins d’Haut-Brion, se veut une porte d’entrée sans compromis dans l’univers d’Haut-Brion.

Enfin, le Domaine Clarence Dillon, dans la continuité de Clarence Dillon qui fut passionné de cuisine française et de gastronomie (il prit des cours à la fameuse école de cuisine à Paris, le Cordon Bleu) a ouvert, dans sa résidence parisienne, une ambassade de l'art de vivre à la française, auquel le Prince Robert de Luxembourg, attache une grande importance. Elle abrite le restaurant gastronomique deux étoiles Le Clarence et La Cave du Château, une boutique exceptionnelle de vente au détail et de vente en ligne des meilleurs vins et spiritueux des terroirs.

En 2018, le Prince Robert de Luxembourg et le Domaine Clarence Dillon ont rejoint « Primum Familiae Vini » (Leading Wine Families), une association internationale regroupant 12 familles, propriétaires de domaines prestigieux produisant certains des meilleurs vins du monde.

En 2021, Le Prince Robert de Luxembourg entame des travaux de rénovation à Haut-Brion : de magnifiques bâtiments permettant d’assurer l’hospitalité et l’art de recevoir auquel est très attaché la famille Dillon.

Un vignoble situé en plein centre ville.

Ce qui est inédit, c’est que la propriété et son vignoble se trouvent aux portes de Bordeaux, autrement dit, au cœur de l’agglomération de Pessac, commune jouxtant Bordeaux. Le château et son terroir, dieu merci, n’ont pas eu à craindre de disparaître sous l’effet d’une urbanisation galopante. Impensable d’imaginer qu’Haut-Brion ait pu un jour disparaître sous l’effet de la spéculation foncière. Mais Haut-Brion et son histoire, le patrimoine qu’il représente et défend depuis des siècles dans l’histoire des vins de Bordeaux, mêlé à la pugnacité de ses différents propriétaires ne pouvaient que le sauver de cette situation sordide. D’autres propriétés, très nombreuses dans ce secteur de la région des Graves, ont malheureusement disparu au cours du 20ème siècle à cause de l’urbanisation, diminuant considérablement la surface plantée en vigne et nous privant d’un patrimoine architectural et viticole diversifiés. D’ailleurs, à ce sujet, il n’est pas inutile de rappeler pourquoi, comment et par qui l’appellation Pessac-Léognan est née en 1987. C’est le regretté André Lurton (propriétaire des vignobles André Lurton, à savoir château Bonnet, La Louvière, Couhins-Lurton, De Rochemorin, De Barbe Blanche, Coucheroy) qui mena âprement le combat pour faire reconnaître la spécificité de cette partie de la région des Graves. L’idée pour sauver les châteaux de tous risques de disparaître sous l’effet de l’urbanisation et des entreprises exploitant les gravières a été de créer une appellation pour protéger le patrimoine viticole. Ainsi est née l’appellation Pessac-Léognan en 1987.

Le vignoble d’Haut-Brion, qui présente un terroir d’exception, s’étend sur environ 51 hectares dont 48 sont plantés en rouge (Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot et Petit Verdot) et à peine 3 hectares en blanc (Sauvignon et Sémillon). Les vignes sont organisées en terrasse et en croupes dont le point culmine environ à 30 mètres au dessus de la plaine. La combinaison complexe sols/sous-sols est faite d’argile, de falun, de calcaire et de sable blanc avec des dépôts de graves (sur 20 centimètres à 3 mètres) formant un réseau de drainage naturel parfait pour ne pas avoir d’excès d’eau dans les sols en cas de pluie. C’est cette combinaison pédologique qui donne toute la grandeur aux vins d’Haut-Brion. Le vignoble, en pleine ville, bénéficie d’un micro-climat permettant de favoriser la maturité des raisins, lesquels sont exclusivement récoltés à la main et traités en vinification parcellaire au cuvier. Les vins seront ensuite élevés en barriques de chêne neuves entre 20 et 24 mois selon le profil du millésime. D’ailleurs, Haut-Brion élabore lui-même ses barriques avec une tonnellerie à domicile (comme c’est le cas à château Margaux, Lafite-Rothschild, Smith-Haut-Lafitte). Une manière de tout maîtriser et de s’assurer un style propre à Haut-Brion en maîtrisant son approvisionnement en douelles de chêne et les types de chauffe souhaités pour ne pas marquer exagérément de torréfaction, les vins passés en barriques.

Le savoir-faire dans la gestion de ce vignoble est avant tout une histoire de compétences et donc d’équipe. Les Domaine Clarence Dillon ont longtemps pu compter sur des personnalités charismatiques comme le regretté Jean-Bernard Delmas (régisseur iconique et directeur avec plus de 46 millésimes à son actif, et comme avant lui, son père ayant très longtemps géré les aspects techniques d’Haut-Brion). Son fils, Jean-Philippe Delmas (3ème génération de Delmas à Haut-Brion), Directeur Général délégué après le départ « en retraite » de son père fin 2003, a pris la suite, secondé à la vigne comme au chai par le solide duo Pascal Baratié (Chef de culture vignobles) et Jean-Philippe Masclef (Directeur Technique).

Des vins d’une finesse et d’une élégance remarquables.

Occupant la tête des grands vins de Graves et de l’appellation Pessac-Léognan (dont les vins sont classés en blanc comme en rouge dans le classement des vins de Graves de 1953) les vins du château Haut-Brion sont iconiques. Rien d’étonnant à ce qu’ils soient sur les places de marché dans le monde entier. Ils sont recherchés pour leur raffinement, leur suavité, leur élégance, leur signature, leur longévité. Haut-Brion insuffle à ses vins un supplément d’âme et donne en toute humilité une leçon d’élégance.

Château Haut-Brion rouge 2020

Dans ce très grand millésime scellant une trilogie remarquable à Bordeaux (2018-2019-2020), château Haut-Brion rouge 2020 est très généreux et très aromatique, pur et rafraîchissant sur des notes florales d’iris, de fruits comme la framboise et la mûre, de réglisse, de cigare avec quelques touches épicées. La bouche, d’une fraîcheur remarquable par son acidité (pourtant, le vin a autant d’alcool qu’en 2019), est charnue, ample sur des tanins gainés, suaves et crémeux. Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon ont pleinement joué leur rôle de garant de fraîcheur tout en structurant avec beaucoup d’élégance le milieu de bouche donnant à ce vin un poids de vin sérieux. Un grand Haut-Brion, d’un classicisme enthousiasmant et d’une fin de bouche bavarde. Un très grand Haut-Brion solidement taillé pour la grande garde.

Château Haut-Brion Blanc 2022 

Issu de 64% de Sauvignon et de 36% de Sémillon, le blanc du grand vin (produit en moyenne à 500 caisses par an) est un Pessac-Léognan dynamique et aérien. Concentré, le nez possède de l’éclat sur des expressions gourmandes et rafraîchissantes de zest de citron, de pétale de rose blanche, de fruits à chair blanche sans pour autant avoir tout révélé à ce stade. La bouche est harmonieuse, longue et d’une grande précision avec beaucoup de tension, tout en offrant de la matière, du gras sans lourdeur, procurant une sensation de total équilibre. Le côté sapide donne de l’appétence à l’ensemble. Château Haut-Brion blanc 2022 est d’une belle longueur. Un très grand blanc sec assurément. Une réussite !

Le Clarence de Haut-Brion 2023

Petite précision ! Le Clarence de Haut-Brion, second vin d’Haut-Brion (en blanc comme en rouge) est l’ancien Bahans de Haut-Brion. Celui-ci est renommé à partir du millésime 2007 avec l’intention d’honorer l’arrière-grand-père du Prince Robert de Luxembourg, Clarence Dillon, acquéreur du château en 1935. Le Clarence de Haut-Brion provient des mêmes vignes que le Grand Vin et bénéficie donc de la même attention que celle pour réaliser le Grand Vin. Particularité, il est vieilli en partie dans des barriques neuves (20 à 25%) et des barriques d’un an (qui ont servi l’année précédente pour le Grand Vin. Majoritaire sur le Merlot, complété par de Cabernet Sauvignon et de Cabernet Franc, ce vin est assez discret aux premiers abords. Pourtant, l’agitation déploie au contraire une expression aromatique de fruits comme la mûre et la fraise des bois, le tout sur de légères notes empyreumatiques. La bouche est puissante avec des tanins bien nés et un tramé serré sans déséquilibre et sans manquer de caractère ni d’élégance et de persistance en fin de bouche.

Clarté de Haut-Brion 2021

La Clarté de Haut-Brion est un blanc particulier provenant de 26 hectares, des jeunes vignes de château Haut-Brion et de celles du château La Mission Haut-Brion (château acquis en 1983). Issu de 56% de Sémillon et de 44% de Sauvignon, ce blanc sec est cristallin, brillant et d’une robe dorée. L’expression aromatique est florale sur des notes d’acacia, de pétales de rose jaune, le tout complété de rafraîchissantes notes citronnées. La bouche est nerveuse, ample avec un joli gras et une fin de bouche gourmande. Un blanc sec bien fait et qui n’a pas à « rougir » face à d’autres blancs secs de l’appellation.

Les grands millésimes de château Haut-Brion :

En rouge

1900-1926-1928-1929-1945-1947-1949-1953-1959-1961-1970-1975-1978-1981-1982-1985-1988-1989-1990-1995-1996-1998-2000-2003-2005-2009-2010-2015-2016-2018-2019-2020-2022-2023

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