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Margaux, France
Château Margaux
33460 Margaux
France
+33 (0)5 57 88 83 83
Un château parmi l’élite des vins mondiaux. Du Moyen-Âge au 20ème et 21ème siècle avec la famille Mentzelopoulos, en passant par Pierre de Lestonnac au 17ème siècle, plus de 500 ans de chapitres ont été rédigés au service d’un vin dont l’excellence ne cessa de s’enrichir au gré de ses propriétaires. Aussi célèbre pour ses vins que pour son architecture de style néo-palladien construite vers les années 1810, le château Margaux est sans aucun doute dans le cercle très fermé des vins d’exception de la planète vin. Dans une quête absolue de qualité, le Premier Cru Classé de 1855 cultive un art de vivre à la française.
Si l’on cherche les racines du Château Margaux, il convient de remonter très loin, dès le Moyen-Âge, plus précisément au 12ème siècle. Des moines cisterciens auraient cultivé la vigne sur ces quelques terres prometteuses et « bénies ». Mais il faut attendre le 17ème siècle pour que le statut de propriété viticole trouve sa légitimité. C’est Pierre de Lestonnac, propriétaire des lieux, qui engage le mouvement et va s’impliquer en cherchant à enrichir le domaine, tout en se donnant les moyens de faire des vins de qualité que l’on dit déjà à l’époque comme exceptionnels. Le château en lui-même, dans sa configuration actuelle, ne fut construit que bien plus tard, en 1815. C’est le marquis de la Colonilla qui le fit édifier, dans le plus pur style néo-palladien (architecture très présente en Vénétie). L’imposant château édifié par Victor Louis (l’architecte du Grand Théâtre de Bordeaux) est un édifice unique dans le paysage bordelais avec ses colonnes et péristyle grecs. Le ton du raffinement, en ces lieux dédiés à l’art des très grands vins, était déjà donné.
Au 20ème siècle, la propriété connut des hauts et des bas, les deux guerres mondiales, entrecoupées de la crise boursière et de millésimes difficiles, voire médiocres (pour tous les acteurs du vin de la région), n’ont guère facilité la vie des propriétaires. Dans les années 60, c’est la famille Ginestet (connue pour ses activités de négoce et ses engagements politiques locaux) qui en est le propriétaire. Mais la crise des vins de Bordeaux des années 70 met à mal le plan de développement de la propriété. C’est dans ce contexte que le château Margaux va connaître une rencontre déterminante pour son avenir et son développement : André Mentzelopoulos. En 1977, l’homme d’affaires grec, propriétaire des magasins Félix Potin à Paris, tombe sous le charme du Cru Classé et entrevoit rapidement les possibilités de renouveau pour cette « belle endormie ». Il rachète à la famille Ginestet le château ainsi que les vignes. À partir de là, le domaine va connaître très rapidement une période de renaissance et de modernisation dont la propriété manquait cruellement.
Le château va faire un bond de géant. En investissant massivement dans le vignoble (en le restructurant, en plaçant des drains pour mieux drainer les sols, en replantant les cépages) et dans les parties techniques (cuvier et chais où André Mentzelopoulos, visionnaire, introduit l’élevage en barriques neuves), la qualité des vins va gagner une nouvelle dimension. Il construit également le premier grand chai enterré de la région, que beaucoup ont qualifié d’audacieux. Sur le plan œnologique, le grand œnologue consultant et professeur d’œnologie, Émile Peynaud, est à ses côtés. À l’époque, le scientifique est ce qu’il se fait de mieux en matière de conseils et d’expertise des grands crus. C’est à son initiative d’ailleurs que le second vin, le Pavillon Rouge, est réintroduit avec une politique de sélection drastique des lots parcellaires (très innovante et en avance pour l’époque) et que le Pavillon Blanc, le vin sec de la propriété, est entièrement repensé. Mais André Mentzelopoulos décède, stoppé dans son élan de quête d’excellence, et aura finalement peu profité de son château. Sa fille, Corinne Mentzelopoulos — la « dame de Margaux » — reprend immédiatement les rênes de ce colosse du vin. Avec la ferme intention de poursuivre l’œuvre de son père et de redonner tout son lustre à la propriété, elle va s’entourer intelligemment d’experts et de forces vives dans ses équipes.