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Fonroque

Saint-Emilion, France

Fonroque
Fonroque

33330 Saint-Émilion

France

+33 (0)5 57 24 60 02

Château Fonroque Grand Cru Classé de Saint-Emilion 

Tout savoir facilement sur le Grand Cru Classé, Château Fonroque basé sur l’appellation Saint-Emilion. 

Château Fonroque. Vin lumineux et d’harmonie, reflet d’un terroir plein de vie.

Evoquant, comme à Pomerol, l’irréprochable épopée corrézienne de la famille Moueix, Fonroque incarne son esprit mais côté Saint-Emilion. Pour piloter dans l’équilibre et la précision ce grand cru classé, au rythme d’un terroir reconverti au naturel, la famille fit appel en 2001 à Alain Moueix, une force tranquille pragmatique, aujourd’hui consultant depuis que la propriété a été rachetée en 2017 par la famille Guillard (spécialiste dans les assurances et l’hôtellerie). 

Un peu d’histoire.

Fonroque, l’histoire passionnante d’une famille corrézienne, pour devenir au fil des décennies, libournaise. Ce château, c’est un style, une orientation politique dont le très discret Alain Moueix - ingénieur agronome, viticulteur et pionnier de la biodynamie sur la Rive Droite – porta longtemps le flambeau dès l’année 2001. Un château dont les premiers chapitres s’écrivent dès 1931 sous la plume du corrézien Jean Moueix, dit « le petit » (crémier à Paris dans les années 10) secondée d’Adèle, son épouse. Frère d’un non moins connu Antoine Moueix, dit « le cuirassier » (déjà propriétaire à Pomerol du château Taillefer), il rachète, sur les conseils de ce dernier, cette élégante et paisible propriété de caractère, nichée et protégée dans les terres nobles et prometteuses de Saint-Emilion

A l’origine de la qualité, une volonté et un nom associés au goût du travail bien fait. 

Grand Cru classé de Saint-Emilion depuis 1996 – une juste récompense des efforts réalisés depuis plus d’un demi-siècle -, Fonroque n’a cessé d’incarner depuis quatre générations de Moueix (Jean, Jean Antoine, Jean-Pierre, Jean-Jacques et Alain) - la volonté corrèzienne, l’esprit de labeur au service d’une agriculture exaltante, une viticulture réfléchie, le respect d’un terroir complexe et hautement qualitatif capable de produire des vins de plénitude. Et, l’un n’allant pas sans l’autre, une forte aptitude - bien connue dans cette famille devenue négociante, négociant-éleveur - à commercialiser avec dynamisme les vins de la propriété: château Fonroque (80% Merlot et 20% Cabernet Franc) et château Cartier, le « second vin » (100% Merlot). Pour l’anecdote, souvenons-nous du charismatique et regretté Jean- Pierre Moueix (frère du grand-père d’Alain) - fondateur en 1937 de la célèbre maison les Etablissements Jean-Pierre Moueix – qui ne rata, dit-on, aucune de ses ventes de vin. Ainsi, savoir faire du grand vin et le faire savoir est un binôme essentiel bien orchestré par les Moueix. 

Une gestion culturale biologique garante des équilibres fondamentaux du terroir. 

La gestion du domaine, confiée aux établissements Jean-Pierre Moueix de 1979 à 2017, insuffle dynamisme et moyens financiers pour l’élaboration d’un vin d’excellence. Obtenir un grand vin sur un grand terroir engage des coûts très importants. Mais des budgets conséquents ne sauraient remplacer la bienveillance des hommes par une présence totale et permanente à la vigne (les fondamentaux) comme au chai. Alain Moueix s’y investit encore énormément aujourd’hui et forme avec Ludovic Guibert (le directeur technique) un binôme essentiel, le tout dans une absolue confiance des nouveaux propriétaires. 

Interpréter les requêtes et les exigences d’un terroir très qualitatif est primordial. Car les subtilités de celui-ci, si l’on veut se distinguer par la vraie signature du terroir, ne peuvent être retranscrites dans le verre qu’avec une gestion du vignoble sensible aux notions d’équilibre du terroir. C’est en prônant une quête de l’harmonie respectueuse des équilibres naturels entre la plante et le sol, entre la vigne et la vie microbienne qui la nourrit que l’on aidera les parcelles à donner le meilleur d’elles-mêmes. Savoir ménager le biotope et le pérenniser pour le léguer aux générations futures, telle est la tâche de Fonroque. Ces équilibres perdus - Fonroque et tant d’autres propriétés en jouissaient certainement avant l’avènement hégémonique dans les années 70 d’une viticulture chimique, plus rentable, plus productiviste mais plus déséquilibrante pour la vigne – sont peu à peu retrouvés. 

Observer, savoir interpréter et agir. Vers une biodynamie plus pragmatique que mystique. 

C’est la conversion progressive et rationnelle - des années 2002 à 2005 - en passant du bio (certifié en 2003) jusqu’à la première récolte entièrement bio-biodynamique en 2005 qui va sceller cette politique environnementale. Fonroque ne fait-il pas d’ailleurs parti de l’association Biodyvin, un syndicat regroupant des producteurs pratiquant la biodynamie sans revendiquer le label Demeter. C’est là qu’entre en scène la philosophie de la vie exprimée à la vigne par Alain Moueix et son équipe. Sa politique environnementale liée à la vigne a déjà fait ses preuves au château Mazeyres (AOC Pomerol), propriété qu’il gère depuis 1992, elle-même rachetée par la famille Guillard en 2020. Fonroque va ainsi bénéficier dès 2001 de ce même savoir-faire, de cette même approche technique, un vrai travail de fourmi mais une entente, mieux, une concorde préalable entre l’homme et son environnement. Dès lors, un programme de restructuration décennale est tout de suite mis en place, suivi avec une rigueur exemplaire. “Plus une évolution qu’une révolution violente“ selon Alain, qui aboutira à une gestion parcellaire très pointilleuse. Grâce à cinquante fosses profondes creusées pour l’occasion et une scrupuleuse analyse des différentes composantes pédologiques de l’ensemble du vignoble (22 hectares dont 17,6 d’un seul tenant) – Alain et son équipe ont compris l’implantation racinaire de la vigne et sa composition géologique exacte: argiles, limons et sables sous roche calcaire d’un côté – gros avantage contre le stress de la plante – de l’autre, l’argile et le calcaire intimement mariés; enfin, plus loin, en bas de côte, le sol d’argile limoneux et ferrugineux. C’est de cette combinaison que le caractère des vins de Fonroque tire sa grandeur, sa longueur, sa fraîcheur minérale reconnaissable, sa puissance et sa dentelle. Un délice pour le nez comme pour les papilles satisfaits de trouver le contraire d’un vin sur-extrait, bodybuldé et de spéculation. Fonroque sonne comme la maîtrise de soi, l’équilibre. Ce terroir fait naître de la douceur et de la complexité et Alain a toujours tenté de capter dans la bouteille la vérité du terroir. 

Une vinification délicate pour donner le nec plus ultra de château Fonroque. 

Depuis 2022, la propriété s’est dotée d’un nouveau cuvier conçu sur les principes de la biodynamie et sur l’harmonie du nombre d’or. Une série de 27 petites cuves (dans une approche ultra-parcellaire) permet d’y vinifier les différentes composantes du terroir au nombre de quatre, composantes qui donnent selon le sol, le sous-sol, les cépages et l’âge des vignes, une expression singulière à chaque lieu. Dans ce nouvel écrin non ostentatoire, bâti par l’architecte nantais François Bureau.

Alain orchestre avec humilité une partition qui sonne ad libitum. Sa volonté est de permettre à Fonroque de vinifier, dans les exceptionnels, très grands, grands, bons comme dans les millésimes plus faibles – dits “techniques“ – des vins qui soient toujours le reflet d’un équilibre aromatique et gustatif. Un nectar dont l’harmonie naturelle est dictée par un vignoble saint et vivant. Et le terroir en a largement l’aptitude. Raisonner, dans toute la chaîne d’élaboration du vin, la conduite culturale, la vinification, l’assemblage jusqu’à l’élevage. Rien ne doit corrompre, ni perturber l’expression des raisins, du merlot en l’occurrence ici largement représentés par le Cabernet Franc sur sol calcaire. Tout doit être savamment pensé dans l’équilibre, la mesure, le respect de ce vignoble. Du choix judicieux des dates de récoltes – jamais à surmaturité – jusqu’à une vinification douce et affinée – jamais de sur-extraction, le raisin contenant lui-même ses éléments concentrés... Voilà la philosophie de château Fonroque, d’Alain Moueix dont l’intérêt pour la métamorphose des plantes de Goëthe - un livre qui occupe toujours ses pensées -, en dit long sur son engagement à Fonroque comme ailleurs. 

Les vins de château Fonroque: leur style.

Château Fonroque (Grand Cru Classé - AOC Saint-Emilion Grand Cru). Majoritairement sur le Merlot (80%) et sur le Cabernet Franc (20%), le premier vin de la propriété est riche, expressif et d’une grande fraîcheur. Tout est équilibré, tendu, profond et d’une grande élégance. La bouche est caressante, veloutée et gourmande. Certifié en agriculture biologique depuis le millésime 2006 et en agriculture biodynamique depuis le millésime 2008, ce vin de caractère est un Saint-Emilion demandant du temps. Vin à fort potentiel de vieillissement selon la nature du millésime. 

Château Cartier (AOC Saint-émilion Grand Cru) 

« Second vin » dans l’esprit des seconds vins des grandes propriétés du bordelais, c’est à dire à partir de vignes plus jeunes ou des lots qui ne peuvent entrer dans l’assemblage du premier vin, le château Cartier est une marque à part entière, c’est-à-dire, avec sa propre identité et ne saurait être un fac-similé du premier vin. Plus facile d’accès et d’emblée charmeur à la dégustation, le vin s’offre plus facilement au dégustateur sans avoir à être attendu de longues années, comme son grand frère, château Fonroque. 

Les grands millésimes de Fonroque :

1928-1929-1945-1947-1949-1953-1955-1959-1961-1970-1975-1981-1982-1985-1988-1989-1990-1995-1998-2000-2005-2009-2010-2015-2016-2018-2019-2020-2022

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