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La Massa

Toscane, Italie

La Massa
La Massa

Via Case Sparse (Panzano), 9

50022 Panzano in Chianti FI

Italie

+39 055 852722

Tenuta La Massa, un style bordelais en Toscane

Connaître la Tenuta La Massa, située au cœur de la Toscane et du Chianti Classico à Panzano in Chianti.

Nichée au cœur de la DOCG Chianti Classico, sur la commune de Panzano in Chianti, dans un paysage idyllique de vallons et de collines, la Tenuta La Massa est un domaine de 27 hectares racheté en 1992 par Giampaolo Motta. Cet ancien chimiste, issu d’une famille de tanneurs de longue tradition, bouleverse avec audace par sa vision, l’esprit du Chianti porté par le Sangiovese – qu’il a pourtant en haute estime – dans des vinifications et des assemblages (y mêlant essentiellement Cabernet Sauvignon et d’autres cépages français) dans un style bordelais qu’il admire depuis toujours. Le résultat est saisissant : La Massa et Giorgio Primo (en IGT Toscana) se sont ainsi forgés très vite une belle réputation à l’international. 

Giampaolo Motta, le talent d’un « autodidacte » passionné de Bordeaux.

Initialement, rien ne prédestinait le Napolitain Giampaolo Motta, homme de tous les défits (il fut pilote de rallye) à se lancer dans la viticulture d’excellence. Cet ancien chimiste fait d’abord des études de chimie en France à Lyon. Fils de tanneur à Milan - sa famille est dans la tannerie depuis dix générations – ce “mordu de la vie” découvre à Lyon sa gastronomie, les vins français et les vins de Bordeaux en particulier. C’est tout de suite le coup de foudre surtout avec les vins médocains et son emblématique cépage le Cabernet Sauvignon. Au terme de ses études, il rentre en Italie et retourne aux affaires familiales mais baigné de rêves faits probablement d’univers du vin. Une tendance qui se confirme lors de vacances en Toscane où il a une véritable révélation. Sa famille, qui n’est pas du sérail de la viticulture italienne, ne l’influence en aucune façon pour qu’il se détourne de la tannerie. Au contraire, Giampaolo est la génération qui doit normalement prendre logiquement la suite de la tannerie familiale. Mais il a d’autres projets, d’autres envies et probablement des challenges à se fixer et à relever, quitte à s’éloigner de ses proches. L’amour du vin et de la viticulture est plus fort. Le vin peut devenir le projet d’une vie, la sienne. Commence alors une improbable (aux yeux de ses proches) aventure dans le vin.

Certes, aventurier mais pas fou, il n’est pas question de manquer de discernement. Il n’est pas fils de vigneron. Ce n’est pas une fatalité. Rien ne décourage cet opiniatre. Giampaolo doit donc tout apprendre du vin dans ses moindres détails. Pour cela, il va enchaîner différents boulots en se faisant embaucher dans des domaines qui produisent au coeur de la région du Chianti, royaume du Sangiovese. Il va donc occuper des postes de tractoriste et de maître de chai, pour tout apprendre de la production de vin, de la vigne au verre. A cette occasion, il fait ses armes dans des propriétés reconnues comme Villa Cafaggio, Fontodi ou encore Castello dei Rampolla.

Voler de ses propres ailes : Tenuta La Massa.

Le temps de l’apprentissage révolu, Giampaolo Motta souhaite franchir un cap au-dessus. Ce sera l’achat de la Fattoria La Massa. C’est fin 1991, début 1992 qu’il décide de réaliser son rêve (devenir vigneron à son compte) en faisant l’acquisition de ce domaine à très fort potentiel. La Tenuta La Massa ne lui est pas inconnue. Ce domaine, situé sur la commune de Panzano in Chianti, est contigu à un autre domaine dans lequel il occupait un poste de maître de chai. Giampaolo a donc eu le temps d’observer la propriété et son environnement. La Massa est une propriété viticole dont la tradition viticole remonte au 15ème siècle même si l’on y cultivait aussi le blé. La Tenuta culminant à 360 mètres au-dessus du niveau de la mer, a une situation idéale, au coeur du Conca d’Oro (signifiant “coquille d’or”) et de son vallon. Les locaux ont ainsi appelé ce vallon car il ressemble à une grosse palourde (coquille). Le vignoble d’une superficie à ce jour de 27 hectares, exposé plein sud, y bénéficie d’un micro-climat parfait pour la maturation des raisins. L’endroit abrite déjà une belle fourchette de producteurs de talents passant pour les meilleurs de l’appellation Chianti Classico. De quoi motiver Giampaolo pour faire aussi bien que les voisins, voire mieux ou tout simplement différemment. A ce titre, ce sera tout aussi bien et dans un style propre.

La Massa, ses moyens mérités, son objectif d’excellence.

Pour cet ancien pilote de rallye, la qualité est aussi liée à la question de performance. La Massa mérite donc les meilleures configurations techniques pour atteindre la qualité de vins à laquelle Giampaolo songe dès le départ. N’oublions pas que le modèle de notre néo vigneron est incarné dans les vins de Bordeaux, et ceux du Médoc en particulier car il admire le cépage Cabernet Sauvignon. Sans vouloir faire de la Massa une copie des vins de Bordeaux, alors que nous sommes en Toscane, au coeur du Chianti, là où le cépage référant est le grand Sangiovese dont raffole d’ailleurs notre producteur, Giampaolo souhaite quand même élaborer des vins de Toscane hors norme, sinon singuliers à l’image, pourquoi pas, des “Super Toscans” produits sur la DOCG Bolgheri et qui ont fait, ne l’oublions pas, la réputation internationale des vins italiens depuis le milieu des années 80.

Giampaolo commence par se constituer une équipe de jeunes collaborateurs tous aussi talentueux et impliqués les uns que les autres, à l’unisson avec leur leader. Le projet: construire assez vite un lieu-dit à forte identité pour que l’on reconnaisse dans les vins, la signature de La Massa. Il faut donc façonner cette identité, et mieux comprendre comment fonctionne le vignoble car ce dernier présente une diversité pédologique importante, riche et complexe: un atout pour insuffler des expressions nuancées et à forte identité dans les vins. C’est ce qui sera fait dès l’année 2000 avec la mise en place d’un zonage des parcelles en les carthographiant avec précision. Ce travaille d’analyse par des coupes de sols permettra une délimitation en plusieurs zones pour mieux produire les contours des parcelles en fonction des caractéristiques de la composition des sols et des sous-sols.

Le vignoble de La Massa, qui compte pas moins de 27 hectares aujourd’hui, fut replanté en partie en 1997. Celui-ci, d’apparence argilo-calcaire, est bien plus complexe qu’il n’y paraît et s’articule très distinctement en trois segments géologiques. L’un est compose de marnes dites “écailleuses” jaunes et grises appelées “galestro”. Le second est un grand blocs de couches enfermées dans une matrice argileuse. Enfin, le troisième est compose de marnes calcaires et de schistes bleus, noirs et gris. Ces dernières caractéristiques géologiques expliquent probablement la signature minérale des vins produits par la propriété. Est-ce là la signature authentique des vins de la Massa ? Rien n’est plus sûr!

Un regard extérieur bordelais : Stéphane Derenoncourt.

Une fois le zonage des parcelles entrepris en 2000, la gestion en bio des vignes la même année (en passant d’abord par un travail de revitalisation des sols) et la compréhension totale des caractéristiques du vignoble acquise, Giampaolo se rend bien compte que les vins à produire doivent être le reflet exacte de toutes les nuances complexes de son vignoble avec l’éventualité de gérer l’ensemble en gestion parcellaire. C’est dans cette perspective qu’en 2008, Giampaolo Motta fait appel à un ami bordelais, dont l’expérience incontestée lui a permis d’acquérir rapidement une grande crédibilité aussi bien dans le bordelais qu’à l’international. Il s’agit en effet de Stéphane Derenoncourt, l’autre grand oenologue-conseil faisant partie du fameux trio bordelaise dans ce domaine avec Michel Rolland et Eric Boissenot.

Dès l’arrivée de Stéphane Derenoncourt, la gestion parcellaire comme seule méthode souhaitée et admise se confirme. Mais pour cela, encore faut-il équiper la Tenuta La Massa d’un outil de vinification adapté avec des cuves de contenant plus adapté. C’est l’architecte bordelais Bernard Mazières (connu pour avoir notamment réalisé les chais du 1er Grand Cru Classé en 1855, le château Latour mais également d’autres propriétés tout aussi réputées comme Petrus et Mouton-Rothschild) qui va se charger, dès 2011, de transformer la Massa en l’équipant d’infrastructures de pointe et adaptées: le cuvier et le chai. Quand on va pour la première fois à la Massa, et que l’on passe par le cuvier (remarquable entre autre par un sol de carreaux en damier rappelant les motifs du drapeau en damier noir et blanc utilisé dans le monde de la course automobile, passion de Giampaolo) et le chai, on pourrait oublier que l’on est en Italie et au coeur du Chianti Classico tellement le style bordelais est omniprésent. Pas très toscan me direz-vous! Certes ! La cave, avec ses cuves de petites tailles, le tout en 100% gravité, est totalement opérationnelle pour gérer des vinifications parcellaires – répondre donc à la valorisation de chaque identité des parcelles - afin d’abandonner une autre politique: celle de la valorisation des cépages même si le Sangiovese est au coeur du vignoble mais devant partager la vedette – avec d’autres cépages plus bordelais que Giampaolo a toujours considéré avec une grande estime: le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Petit Verdot. N’oublions pas que notre vigneron est un grand admirateur de Bordeaux.

Plus de développement avec des investisseurs. Tommasi de Valpolicella.

L’on pourrait s’étonner que Giampaolo, fort de son succès à l’international, n’ait pas continue à developper en fonds propres ce beau domaine familial La Tenuta La Massa. Mais pour grandir, et répondre à toujours plus d’exigence de qualité et d’objectifs ambitieux, Giampaolo décide de ne plus faire cavalier seul et fait entrer dans son capital, en novembre 2018, deux investisseurs pregnant chacun 40% des parts de la proprité. L’un est un groupe viticole italien, Tommasi de Valpolicella et l’autre, un investisseur privé, Ermen Minari (cadre d’une entreprise française de logistique). Tommasi de Valpolicella est un acteur connu depuis une vingtaine d’années en achetant ou prenant des participations dans des domains viticoles italiens comme Poggio al Tufo (secteur Maremma), Masseria Surani (dans la Manduria), Azienda Paternoster (en Basilicate), Podere Casisano (à Montalcino) ou encore Tenuta Caseo (à Oltrepo Pavese). Ces nouveaux investisseurs garantissent, par ces nouveaux investissements, un développement plus ambitieux et serein à la Tenuta La Massa. Comme Giampaolo connaît mieux que quiconque son domaine, il conserve naturellement 20% qui lui permettent d’assurer la direction du vignoble et de garantir qualité et style qu’il a initiés avec brio.

Une touche très bordelaise en Chianti : vinification et élevage originaux.

L’influence de Bordeaux dans la vision de Giampaolo Motta est si prégnante qu’elle lui insuffle très tôt une manière peu « académique » de procéder dans les vinifications, du moins eu égard à l’approche très traditionnelle toscane, et cela, quitte à être pris pour un illuminé. Bien qu’amoureux fou des cépages bordelais, Giampaolo n’en demeure pas moins un grand amateur de la star toscane et locale : le Sangiovese. L’approche originale de vinification conduit Giampaolo Motta, d’ailleurs à l’insu de son œnologue-conseil maison, Carlo Ferrini, à procéder dès les années 90 à des élevages prolongés sur lies avec des bâtonnages réguliers, le tout en micro-oxygénation. Mais cette approche audacieuse va très vite payer puisque les vins vont se faire remarquer et donner au domaine une certaine notoriété internationale à la fin des années 90.

Des vins attachants, passionnants, charismatiques à l’image de Giampaolo Motta.

Les vins de Giampaolo Motta sont à l’image du personnage : singuliers, modestes mais pourtant grands par la qualité, empreints d’histoire et de rêve. Evidemment, le plus frappant est le style bordelais alors que les vins sont bien toscans. Qu’est-ce que cela signifie ? La Tenuta La Massa ne renie pas ses origines, ni son terroir (au contraire même) mais a vite adopté une approche bien plus audacieuse et moderne de la Toscane du vin que le classicisme (pourtant très défendable) de bien des vins produits en Toscane. A ce titre, il est un peu le château Pontet Canet (vin de Pauillac le plus moderne) ou le château Clinet (vin de Pomerol parmi les plus tendances de l’appellation). Comme on l’a évoqué, Giampaolo ne s’est pas contenté du sacro saint Sangiovese pour produire des Chianti Classico. En décidant d’implanter très tôt des cépages bordelais dans son vignoble, Giampaolo s’est ainsi donné la possibilité d’exprimer ses talents en Chianti Classico, tout en se donnant les moyens de produire également des vins moins sujets aux contraintes du quota (dans les proportions) du Sangiovese imposé par le Consorzio Chianti Classico que Giampaolo quittera au bout de 10 ans d’expérimentation sur les cépages, les différents clones, porte-greffes, les tailles en Guyot… Pas convaincu du résultat, c’est dans ce contexte qu’aux premiers millésimes produits par La Massa, affichant sur l’étiquette l’appellation Chianti Classico, s’est assez vite substituée l’IGT (Indication Géographique Typique) dès 2002, Gian Paolo décidant ainsi de déclasser le vin pour produire un Super Toscan libéré des restrictions de l’appellation (le pourcentage obligatoire de Sangiovese) lui permettant de vinifier les cépages bordelais pour les assembler au Sangiovese, en apportant ainsi plus d’innovation dans le style.

C’est ainsi que le vin de La Massa se vendait en 1998 sous l’appellation Chianti Classico jusqu’au millésime 2001. A partir de 2002, la Massa (assemblage de Sangiovese et de Merlot avec un peu de Cabernet Sauvignon) arborera l’IGT Toscana. Cela permet au domaine d’élaborer, en complément du « second vin » (ce qu’est La Massa), un premier vin (ou « grande étiquette »), le Giorgio Primo avec les meilleurs raisins du domaine, selon le profil de chaque millésime. Mais de l’aveu du propriétaire, c’est aussi pour des questions commerciales. En effet, le prix initial du Giorgio Primo en faisait l’un des Chianti les plus chers sur le marché domestique comme à l’export. Passant en IGT Toscana, le même prix lui a permis de se situer en « entrée de gamme » permettant à ce vin d’être considéré plus pour sa qualité réelle et intrinsèque que par son prix. Pari gagné au vue des ventes.

Giorgio Primo ou le grand vin, sur un segment Premium, est donc tout naturellement la tête de cuvée. C’est un Super Toscan de toute beauté avec beaucoup de finesse et de tension olfactive et gustative. Cet autre IGT Toscana vient du prénom de son fils, Giorgio et d’un hommage au grand-père de Giampaolo. Ce vin représente une sorte de synthèse entre l’innovation et la tradition. Puissant, plus profond, plus structuré, avec plus de sève que le vin La Massa, Giorgio Primo est un vin de caractère dont les arômes caractéristiques de cuir et de senteurs empyreumatiques (notamment le goudron) ne sont pas sans rappeler les vins de Montalcino mais avec plus de modernité notamment avec le choix d’un élevage en barriques neuves.

A ces deux vins phares, Giampaolo produit également un autre vin qui porte le nom de sa fille : Carla. Sous l’étiquette « Carla 6 », la Tenuta La Massa produit un 100% Sangiovese (une sélection des meilleurs raisins issus de la parcelle n°6 plantée en 1999) minéral et très graphite (un rappel au schiste gris et de sable de la parcelle) fruité, riche, pur, autant dire, délicieux.

Les vins que Giampaolo produit ont donc de la fraîcheur, de la densité, de la finesse et tout à la fois, intriguent et ravissent par leur modernité. Probablement des Chianti (par la qualité comme par le positionnement tarifaire) parmi les meilleurs et les plus convaincants du marché.

La Massa 2018, Rosso Toscana IGT 

« Entrée de gamme » dans l’univers de la Massa, ce vin - produit à environ 150 000 cols et qui a bénéficié de 10 mois d’élevage en barriques neuves - repose sur un assemblage majoritaire de Sangiovese (60%), complété de Cabernet Sauvignon, de Merlot et d’une pointe d’Alicante (un cépage que l’on connaît plus en France, dans le sud-est, en région Languedoc). La Massa 2018 est d’une belle couleur rouge profond. Le nez exprime avec générosité des parfums de prunes rouges et de baies noires type cassis, mêlés de notes de confitures de fruits rouges. L’agitation révèle des accents d’épices. En bouche, le vin possède un certain poids de vin sans extrême concentration sur des tanins assez serrés (cela se fondra avec le temps) sans manquer de maturité, le vin possédant une bonne matière. La finale est rafraîchissante et de bonne longueur. C’est un vin complet qui trouvera sa totale harmonie d’ici quelques années encore (8 à 10 ans).

Giorgio Primo 2019, Rosso Toscana IGT 

Ce Super Toscan, produit aux alentours des 10 000 bouteilles, est le fruit d’un assemblage des meilleures parcelles identifiées (sols argileux et calcaires avec du schiste bleu, noir et gris) – un travail initié dès l’année 2000 avec un zonage des parcelles – et l’on peut dire que Giampaolo et ses équipes ont très vite su tirer profit de ces années d’étude du terroir. Seuls les cépages bordelais composent l’assemblage de ce vin premium, flagship de la propriété, avec des Cabernet Sauvignon, des Merlot et des Petit Verdot tous cueillis à la main et placés dans des cagettes, avant de rejoindre une première table de tri puis une seconde pour un tri encore plus sélectif. Par la suite, les raisins sont acheminés sur des chariots et mis en petites cuves par gravité offrant plus de respect pour les baies de raisins. Côté fermentation, en vinifiant par lots (l’intérêt de la gestion parcellaire) seules les « levures indigènes », autant que faire se peut, sont utilisées avec un minimum de souffre. Le vin sera ensuite mis en barriques neuves (80% de fûts neufs) pendant 18 mois. Comme mentionné dans la présentation, Giampaolo a été à la fois marqué par les méthodes bordelaises des grands crus du Médoc et sa propre expérience des vinifications en Italie avant d’acheter en 1991 La Massa. Il s’est donné les moyens de faire aussi bien qu’à Bordeaux, au cœur du Chianti, en façonnant un grand vin plein d’esprit, de caractère, qui ne manque pas de modestie malgré tout ; bref, on ne le répètera jamais assez, un vin à son image.

Giorgio Primo 2019 se compose à 55% de Cabernet Sauvignon, à 40% de Merlot et à 5% de Petit Verdot. La robe annonce, si l’on ose dire, la couleur. Avec son rouge foncé presque encre, le vin possède beaucoup de densité. Complexe, intense et profond, le nez nous ravit par ses odeurs florales printanières de glycine évoluant très vite sur un profil aromatique très fruits noirs de cerise burlat (presque sherry ou kirsch), de mûre écrasée, le tout avec beaucoup de tension olfactive, de netteté et de fraîcheur (pureté du fruit). L’on pourrait craindre beaucoup d’alcool mais l’acidité, donc la fraîcheur, offre un équilibre parfait à ce vin avec des raisins parfaitement mûrs et au PH équilibré. L’agitation confirme la richesse et la densité du vin sur des notes de boîte à cigare et de cèdre du Liban. Ce côté balsamique et empyreumatique est très subtil. La tension olfactive (la pointe minérale du vin) est assez frappante et doit probablement son explication plus par le caractère schisteux des sols et sous-sols des parcelles qui servent à élaborer ce vin que par la présence de calcaire. La bouche confirme la densité du nez et révèle, sur une attaque franche apportant beaucoup de dynamique au vin, une concentration et une puissance maîtrisées avec une trame raffinée, racée de tanins riches mais parfaitement bien intégrés. La finale se montre longue et bavarde nous rappelant que ce vin, et dans ce millésime en particulier, joue à la fois la puissance et l’élégance. C’est un IGT Toscana de grand caractère et de longue garde. Un très beau vin.

Les grands millésimes de la Tenuta La Massa :

2007-2010-2011-2012-2013-2014-2015-2018-2019-2020-2022

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