La Pousse d’Or

Bourgogne, France

La Pousse d’Or
La Pousse d’Or

8, rue de la Chapelle

21190 Volnay

France

+33 (0)3 80 21 61 33

Domaine de la Pousse d’Or, Grand vin de Bourgogne

Découvrir le Domaine de la Pousse d’Or à Volnay, en Côte de Beaune en Bourgogne.

Né de la séparation de deux vignobles prestigieux : Romanée-Conti et Clos de Tart.

Né au 16ème siècle en tant que propriété seigneuriale, le Domaine de la Pousse d’Or, niché à l’entrée du vieux village de Volnay - village ayant appartenu aux Premiers Ducs de Bourgogne - cultive la vigne depuis le 19ème siècle mais s’établira officiellement en tant que propriété viticole en 1954. A partir de 1997, son nouveau propriétaire, Patrick Landanger, propulse, à force d’investissements et de quête de qualité, le domaine et ses vins sur le devant de la scène internationale avec des vins précis et ciselés. Présent sur les Premiers Crus et Grands Crus en Côte de Beaune comme en Côte de Nuits, le domaine, conduit en biodynamie, possède 18 hectares dont trois célèbres Premiers Crus Monopoles à Volnay : le Clos de la Bousse d’Or, le Clos des 60 Ouvrées et le Clos d’Audignac.

Le cœur du village de Volnay, terres des Premiers Ducs de Bourgogne.

Fondé au XVIème siècle, la Pousse d’Or, qui n’était pas encore le domaine viticole que l’on connaît aujourd’hui, est une ancienne demeure seigneuriale à Volnay, sur les terres des premiers Ducs de Bourgogne. Le village de Volnay fut en effet le lieu de villégiature préféré des Ducs de Bourgogne dès le 9ème siècle. Le domaine a aussi appartenu au Roi de France, Philippe VI de Valois. Bien plus tard, et ce tout au début du 19ème siècle, la vocation viticole du domaine était déjà établie - tout comme l’atteste un document d’un ancien propriétaire, François Daudignac - compte tenu de la présence d’anciennes caves voutées (visibles encore aujourd’hui) où l’on entreposait déjà près de 300 pièces (barriques bourguignonnes de 280 litres). Acquis par la suite en 1819 par le Baron Dumesnil (Jean-Baptiste Eugène Jobard de son vrai nom), la propriété se transmis de génération en génération.

Vers 1855, le Domaine de la Pousse d’Or, dont l’origine était connue sous le nom de La Bousse d’Or (« bousse » signifiant en vieux français le mot « terre »), faisait partie d’un domaine viticole bien plus vaste qui comprenait deux vignobles connus, et non des moindres : La Romanée-Conti et le Clos de Tart (deux propriétés iconiques de la Bourgogne). Ce Domaine de la Bousse d’Or à Volnay était donc un vignoble entouré de murs, un Monopole, c’est-à-dire, un vignoble appartenant exclusivement à un seul propriétaire.

En 1954, le domaine de la Pousse d’Or est enfin établi comme tel, flanqué de son château juste au-dessus du Clos d’Audignac (l’un de ses trois Monopoles) alors qu’il appartient à la famille de Lavoreille et Chavigné. Ces deux familles cèdent dix ans plus tard l’ensemble à la famille Ferté rejointe par les familles Seysses et Potel. En effet, en 1964, la famille Ferté et ses associés font l’acquisition du château et de son vignoble grâce à une vente aux enchères par l’évêché de Dijon. Grâce à cet achat, la Maison de la Bousse d’Or (le château) réintégrée à son vignoble, donne le nom définitif de la Pousse d’Or.

Un nouveau tournant avec l’arrivée de la famille Landanger.

La famille Ferté cède en 1997 sa propriété à un ancien industriel (dans le matériel chirurgical) épris de vins de Bourgogne : Patrick Landanger. L’homme, inventeur à ses heures, va redonner du lustre et permettre au domaine de retrouver de sa superbe pour faire du domaine de la Pousse d’Or l’une des propriétés iconiques de la Côte de Beaune. Avec une énergie et une passion sans limite, Patrick Landanger va procéder à des investissements techniques en repensant le traitement de la vendange et en réorganisant intégralement le cuvier en tout gravité, le château en hauteur possédant un sous-sol conséquent à plusieurs niveaux étant favorable à cette réorganisation technique. On dit même que Patrick Landanger, fourmillant d’idées et d’inventions, inventa ses propres « ouilleurs » (pour l’ouillage), ainsi que des sas pour les barriques (pièces) permettant à un employé technique de remplir une barrique plus facilement. Par ailleurs, il va en profiter pour étendre le domaine et grossir la gamme des vins en investissant jusqu’en Côte de Nuits. C’est ainsi qu’au milieu des années 2000, en 2008 exactement, il investit dans le Domaine Moine-Hudelot en Côte de Nuits sur l’appellation prestigieuse de Chambolle-Musigny (3 hectares) les complétant par de très belles parcelles sur Morey-Saint-Denis (les 32 ares de l’ex-domaine Louis Rémy), à Corton (2 hectares), à Pommard (1,5 hectares), à Volnay (8 hectares), à Puligny-Montrachet (0,7 hectares) et à Santenay (2 hectares). Le domaine compte aujourd’hui 18 hectares.

Dans cette période, son fils, Benoît Landanger, ingénieur, rejoint son père sur le domaine pour le seconder. Avec lui le domaine s’orientera de l’agriculture biologique (une viticulture durable voulu dès le départ à la fin des années 90) à la Biodynamie depuis 2012.

Malheureusement, Patrick Landanger décède des suites d’une longue maladie courant 2023. Son fils Benoît reprend alors la direction du domaine tout en se promettant de développer le domaine dans une philosophie identique à celle de son père, avec un dynamisme sans relâche. Ne manquant ni de vision ni de talent, Benoît Landanger poursuit une vision commune pour continuer à produire des bourgognes de grande qualité issus d’une viticulture respectueuse de l’environnement, des vinifications lentes et naturelles. Le domaine de la Pousse d’Or entend continuer à faire rêver les grands amateurs de Volnay, de Pommard, de Corton, de Puligny-Montrachet, de Chevalier-Montrachet, de Chambolle-Musigny, de Morey-Saint-Denis et de Santenay.

Un vignoble sain et propice aux vins à fortes expressions.

Pour produire ses 90 000 bouteilles annuelles, le domaine de la Pousse d’Or peut donc compter sur ses 18 hectares présents en Premiers Crus et Grands Crus et en appellations Villages, le tout réparti entre la Côte de Beaune (Santenay, Puligny-Montrachet, Volnay, Pommard, Corton) et la Côte de Nuits (Chambolle-Musigny, Morey-Saint-Denis). Présent sur 11 Premiers Crus dont 3 Monopoles rien que sur le secteur de Volnay (Clos de la Bousse d’Or, Clos d’Audignac et Clos des 60 ouvrées et 5 Grands Crus (Bonnes-Mares, Corton Le Clos du Roi, Corton les Bressandes, Chevalier-Montrachet, Clos de la Roche), le domaine y prodigue avec un engagement sans faille, une viticulture durable, sincère et réelle. Rien d’étonnant à ce que les vins – dont les raisins récoltés manuellement ont été préalablement égrappés - reflètent bien les nuances et les différentes expressions de chaque terroir. Ils ont même gagné en précision et en pureté notamment grâce à la biodynamie pratiquée depuis 2012 (avec une certification Demeter obtenue avec le millésime 2018). Pas de produit chimique, pas de vinification formatée (on utilise les levures indigènes, celles contenues sur la pruine des raisins et celles présentes dans le cuvier), pas d’élevage exagéré (les vins sont élevés 18 mois en barriques, voire en amphores dans les magnifiques caves voûtées rappelant une « cathédrale de vin ».). Ici, on laisse le temps au temps et chaque intervention est mesurée pour proposer des vins fruits de méthodes naturelles, nectars expressifs et de longue garde. Du grand art !

Des vins de Bourgogne aux expressions naturelles.

Il n’est pas exagéré de dire que les vins du domaine de la Pousse d’Or comptent parmi les vins les plus appréciés de la Bourgogne jusqu’à intéresser les collectionneurs. En cela, le domaine est aussi une icône. Pourtant, le vin est fait pour être bu, partagé, pas enfermé indéfiniment en caisse dans l’attente de spéculations éventuelles. Les vins produits par la famille Landanger sont aimés et recherchés pour leur caractère expressif, reflétant chaque terroir, chaque nuance des millésimes. Des vins aux arômes purs, profonds, épicés, soyeux et longilignes en bouche et qui gagnent en complexité si l’on sait les attendre mais déjà très gourmands et généreux dans leurs jeunes années dès leur mise sur le marché de la consommation.

Quelle que soit l’origine du terroir ou le cépage (Chardonnay ou Pinot Noir), les vins ont une même origine dans leur élaboration: issus de raisins gérés en tout gravité lorsqu’ils arrivent au domaine. Même la mise en bouteille se fait par gravité et les vins ne sont ni collés, ni filtrés, le tout selon le calendrier lunaire : parti pris pour la biodynamie oblige !

Parmi la gamme assez large proposée par le domaine, deux des trois Monopoles attirent particulièrement l’attention.

Volnay 1er Cru « Clos de la Bousse d’Or » Monopole

Cette parcelle, clos de murs, située à côté de la mairie de Volnay, a essentiellement était plantée sur des sols argilo-calcaires et sols marneux en 1958 puis complétée vers la fin des années 60 jusque dans les années 70. Les raisins sont égrappés, subissent une macération à froid pendant une semaine, puis fermentent grâce aux levures indigènes (donc sans ajout de levures sélectionnées ou additives). Elevé en pièces de chêne français (30% de bois neuf) pendant 15 mois, ce vin présente des notes délicieuses et gourmandes de notes minérales, de fleurs sauvages, de cerises noires, de cuir, voir de chocolat noir. La bouche est précise avec un gras très équilibré, le tout s’achevant sur une belle longueur en bouche. Vin de garde !

Volnay 1er Cru « Clos de 60 ouvrées » Monopole

Avec ce vin, l’amateur exigeant gagne en bonheur (comme c’est déjà le cas sur les autres crus du domaine). Le regretté Patrick Landanger disait de ce vin, comme pour tous ses autres vins, qu’il « apportait des gouttes de bonheur » comme pour mieux souligner la vocation et la contribution « modeste » dans le rôle du vigneron. Comme il avait raison : les vins du domaine ont une signature réelle. Mais arrêtons-nous d’abord sur le nom ! L’ouvrée. Terme très utilisé en Bourgogne et ce depuis le Moyen-Âge, l’ouvrée est une unité de mesure pour signifier la quantité de terre qu’un ouvrier agricole (et viticole) pouvait effectivement labourer sur une journée entière. Cette cuvée rend donc hommage à cette vision paysanne de la Bourgogne que l’on aime tant pour son caractère humain et riche de traditions.

Provenant de vignes âgées entre 30 et 60 ans, exposées à l’est près de l’appellation Meursault, cette cuvée a une particularité qui la distingue dans le style du reste des vins de la gamme du domaine. En effet, Benoît Landanger et son père ont voulu dès 2018 orienter ce vin avec un vieillissement intégral en amphores de terre cuite. La tension du vin et la pureté des arômes s’en ressentent et sont exhalées. Les textures en bouche, grâce à l’amphore, sont plus veloutées et les arômes sublimés. La bouche est riche et profonde et le nez épicé, rafraîchissant avec sa réglisse, gourmand avec un fruité noir intense et des notes minérales. Un vin d’une belle esthétique !

Les grands millésimes du Domaine de la Pousse d’Or:         

1947, 1959, 1961, 1964, 1966, 1969, 1971, 1976, 1978, 1985, 1986, 1989, 1990, 1993, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2002, 2003, 2005, 2007, 2009, 2010, 2011, 2012, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023

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